1 jour à Madrid avec Hemingway et Orson Welles

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CATEGORIE: Programmes d'un jour

EXPERIENCE: Le + Spécial

LIEU: Museo Reina Sofía

SI VOUS ÊTES INTERÉSSÉ PAR: Architecture, Art du XXe, Histoire, et Littérature

 

L’amour de Hemingway pour Pampelune est un fait bien connu; mais, dans les préférences d’Hemingway, juste derrière cette ville vient Madrid, le coin d’Espagne qu’il a visité plus souvent enter 1923 et 1960. Orson Welles fut également un visiteur régulier de l’Espagne, entre 1933 et 1967. Ce que Hemingway et Welles virent ici fournit un témoignage extraordinaire sur 40 années cruciales de l’histoire de l’Espagne, que nous souhaitons partager avec vous à travers cette visite guidée.

La tauromachie fut d’abord ce qui attira l’un et l’autre vers l’Espagne. Las Ventas est donc un bon point de départ pour notre promenade. Les arènes monumentales de Las Ventas et le quartier pittoresque environnant ont gardé un peu de l’ambiance de l’époque quand le pays entier vibrait avec la « Fiesta ».

Pendant les années 20 et 30, quand Hemingway et Welles ont visité l’Espagne pour la première fois, une nouvelle génération d’intellectuels cherchaient la rénovation de la littérature et de l’interprétation d’une façon analogue de celle des Américains. Quelques dizaines de noms de cette génération (Lorca, Dalí, Buñuel, Alberti,…) eurent une relation intense avec la “Residencia de Estudiantes”, sanctuaire de notre « génération perdue » espagnole.

La Guerre d’Espagne donna l’occasion pour une nouvelle série de visites d’Hemingway à Madrid. L’Hôtel Gaylord and le siège de l’Alliance Antifasciste, tout comme la Gran Vía, sont devenus théâtre de l’action de ses romans et récits. Hemingway y retrouvait espions, reporters de guerre, soldats et aventuriers, ainsi que John Dos Passos, Martha Gellhorn, Joris Ivens, Dorothy Parker, Lillian Hellman ou Ilya Ehrenburg.

À l’époque, Martha Gellhorn et Hemingway vivaient à l’Hôtel Florida, le plus confortable pour les journalistes, à proximité de leurs tavernes préférées. La Gran Vía était un symbole qu’il fallait massacrer à cause de son architecture (preuve du progrès du pays depuis les années 1910) et de son effervescence sociale (évidence de la volonté de résistance de s combattants républicains et d’une bonne partie de la population madrilène).

Argüelles, Moncloa et la «Ciudad Universitaria» furent les quartiers plus proches du front de bataille, et, par conséquent, les plus dangereux et plus touchés pendant la guerre. Nous ne pouvons donc pas être surpris du choix qu’Hemingway fit d’une maison en ruine à Pintor Rosales 14 comme localisation pour le film d’Ivens «La Terre Espagnole», film documentaire dont le narrateur aurait dût être celle d’Orson Welles. Dans le même quartier se trouvait l’appartement de Pablo Neruda dans la «Maison des Fleurs», prototype de bâtiment fonctionnaliste, également détruit par la proximité du front.

Après la guerre, la reconstruction vint changer tout le quartier, avec une architecture fasciste qui remplaçait quelques-uns des points noirs de la guerre (Cárcel Modelo, Cuartel de la Montaña) et offrait un décor pour les défilé militaires du nouveau régime : Arc de la Victoire, Musée d’Amérique, Ministère de l’Aviation,…

Avec la réinsertion de l’Espagne dans la communauté internationale pendant la Guerra Froide, Hemingway rentra à Madrid, visiter les lieux qui lui rappelaient différentes étapes de son passé (“Pensión Aguilar” à la Carrera de San Jerónimo 32, Hôtel Biarritz à la rue Victoria 2 ou la Cervecería Alemana) bien qu’il pouvait désormais se payer le Palace Hotel (oú il recevait écrivains, toréadors ou activistes), tout comme Orson Welles, un autre habituel de son lounge & bar. Ils étaient membres de la jet-set internationale, côtoyant stars du cinémam (Sofia Loren, Ava Gardner, Tyrone Power, Nicholas Ray,…) au Bar Chicote et autres boites du même genre, et ne plus mettant le pied sur El Rastro ou Lavapiés, avec leur nette culture prolétarienne et leur loyauté républicaine encore sous Franco.

Le Reina Sofía nous donne une dernière chance de voir l‘histoire de l’Espagne à travers les yeux d’Hemingway et d’Orson Welles. Hemingway pourrait partager ses opinions sur Picasso, et faire l’éloge de Juan Gris et de Miró, dont il était fervent collectionneur. Les photos de Capa et les dessins de Quintanilla réveilleraient ses souvenirs de la Guerre. Welles pourrait parler de Buñuel et de Dalí avec une ironie intense. Et l’art entre les années 40 et 60 illustrerait leur témoignage sur les transformations subies par le régime de Franco.

De 10h à 19h, ce tour guidé nous aura permis de traverse presque 50 ans de ce XXe siècle tragique, et nous aura compris deux points essentiels de la visite de Madrid : la Gran Vía et le Musée Reina Sofía.

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